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Energies renouvelables et biodiversité

La France a choisi de s’engager dans le développement des énergies renouvelables, ce qui correspond à la voie soutenue par l’UICN pour répondre à la demande énergétique mondiale. Notre société, largement dépendante de ressources énergétiques importées, épuisables et polluantes, doit répondre à la fois au défi du changement climatique et à celui de la préservation de la biodiversité. Cependant toutes les sources d’énergie ont un impact sur la biodiversité, et les choix énergétiques doivent être faits en ayant une vision globale des différents enjeux : les solutions permettant de diminuer les émissions de carbone ne doivent pas porter préjudice à la biodiversité.

L’offre d’énergie dépend des écosystèmes naturels comme les forêts, les océans et les fleuves, tout en ayant également un impact sur ceux-ci.

Le Comité français de l’UICN met la nature au centre des solutions en matière de lutte contre le changement climatique. Des systèmes naturels sains sont essentiels pour absorber le carbone et favoriser notre adaptation au changement climatique. Il encourage ainsi une transition rapide vers des sources d’énergie durables, en mettant à disposition les connaissances existantes sur les impacts des différentes alternatives énergétiques sur la nature et la biodiversité, et la façon de limiter ces impacts. Par ailleurs une bonne gestion des forêts, des tourbières et des zones humides peut permettre à celles-ci d’emmagasiner des quantités importantes de carbone, et de conserver la biodiversité.

En parallèle, la lutte contre le changement climatique est l’un des plus grands défis de ce siècle car il a des conséquences sur les humains et l’environnement : augmentation du niveau des mers et de la fréquence des feux de forêt, inondations, sécheresses et tempêtes. 30% des espèces animales et végétales de la planète pourraient disparaître d’ici la fin du siècle. Parmi les nombreuses solutions existant pour lutter contre le changement climatique, les sources d’énergie alternatives peuvent jouer un rôle important.

Que fait le Comité français de l’UICN à ce sujet ?

Le Comité français de l’UICN a mis en place un programme de travail ayant pour objectif d’encourager et conseiller les acteurs de la société à prendre en compte la biodiversité dans toutes les solutions et politiques adoptées en matière d’énergie et de changement climatique. Il doit permettre de répondre à des questions essentielles, telles que :

1. Comment ces sources d’énergie interagissent-elles avec l’écosystème (impacts positifs et négatifs) - et dans quelles mesures les écosystèmes sont-ils impactés par la politique de développement des énergies renouvelables actuelles ?

2. Par quels moyens (politique, financier, technique…) peut-on prévenir et limiter, voire supprimer ces impacts ? Identification des points de blocage, des conflits d’usage et des synergies possibles ? Quid de la compensation écologique dans les projets actuellement développés ?

Ce travail remplit plusieurs fonctions :

- constituer un panorama de référence sur la relation énergies renouvelables / écosystèmes sensibles en France (état des lieux des pressions et menaces),
- fournir une base scientifique solide pour guider les décisions dans le cadre des politiques nationales et internationales de protection des écosystèmes et/ou de développement énergétique,
- aider à sensibiliser les acteurs de l’énergie et les décideurs à l’importance de la diversité biologique et aux menaces qui pèsent sur elle.

Ce projet correspond à un besoin urgent de partage d’expériences entre les différents acteurs ainsi que de données sur cette thématique, alors que les projets se développent très rapidement.

Axes de travail

- La première publication issue de ce programme de travail traite des écosystèmes de montagne. Cette synthèse s’efforce d’établir le bilan coûts / bénéfices des différentes sources d’énergie étudiées (solaire, éolienne, hydroélectrique, biomasse et géothermie) compte tenu des enjeux de préservation de l’environnement montagnard, en particulier de la biodiversité et des paysages.

- Le deuxième axe de travail est la conciliation des enjeux de développement des énergies marines renouvelables et de protection de la biodiversité marine. Depuis juin 2011, des ateliers de rencontre et d’échanges sont régulièrement organisés à Paris : contactez-nous pour connaître les prochains rendez-vous !

Ce programme de travail s’articule autour d’un comité de pilotage réunissant tous les acteurs de l’énergie et de la biodiversité et a permis :

1/ D’élaborer en 2013/2014 un document de synthèse : * constituant un panorama de référence sur les interactions entre énergies marines renouvelables et écosystèmes marins et côtiers en France (état des lieux des pressions, menaces et opportunités), * fournissant une base solide pour guider les décisions afin de concilier politiques de protection des écosystèmes et de développement des énergies renouvelables, * permettant la sensibilisation des acteurs de l’énergie et des décideurs à l’importance de la diversité biologique marine et à sa protection.

2/ D’organiser une séminaire en Guadeloupe en octobre 2014 portant sur les spécificités des territoires d’Outre-mer quant à la conciliation des enjeux de développement d’énergies marines renouvelables et de préservation de la biodiversité. Ce séminaire a permis d’établir 5 axes principaux de recommandation

3/ La troisième étape

- Le troisième axe de travail de ce projet a contribué aux réflexions menées dans le cadre du développement du bois-énergie, toujours afin de mieux concilier les enjeux de production d’énergie renouvelable et de protection de la biodiversité.

Recommandation pour le Congrès français de la nature

Lors du 10ème Congrès français de la nature de l’UICN France en 2011, une recommandation a été adoptée sur le développement des énergies renouvelables et la conservation de la biodiversité.

Contact

Pour toute information, merci de contacter :
Pauline Teillac-Deschamps – Chargée de Programme Écosystèmes.